lundi 18 janvier 2010

S'il le faut, faire couler plus d'élèves

Le ministère de l'Éducation doit être prêt à faire couler plus d'élèves s'il veut réellement améliorer la qualité du français chez les jeunes, juge un groupe d'experts mandaté par la ministre Michelle Courchesne.

«Si on veut que les choses s'améliorent, il faut que les exigences à l'école soient resserrées. C'est sûr qu'il y en a qui vont frapper un mur, mais il va falloir vivre avec ça», a affirmé en entrevue au Journal le président du Comité sur la qualité du français, Conrad Ouellon.

Si on est plus sévère sur les critères de réussite, plusieurs élèves qui passaient jusque-là dans les mailles du système vont vraisemblablement faire face à l'échec. Ils pourront cependant corriger leurs lacunes plutôt que de traîner d'importantes faiblesses jusqu'à l'université.

Formé de neuf spécialistes, notamment des professeurs et des didacticiens, le Comité sur la qualité de la langue créé à l'automne 2006 avait le mandat de faire une analyse de la situation et de recommander à la ministre des moyens de rehausser la qualité du français écrit des élèves québécois.

Le groupe a remis son rapport avant les fêtes et la ministre Michelle Courchesne devrait à son tour le rendre public au cours des prochains jours ou des prochaines semaines.

Par ses recommandations, le comité juge que l'importance du français doit être reconnue dans toutes les matières, comme la biologie et les sciences.

En adoptant des mesures sérieuses pour corriger le tir, le président du comité d'experts estime qu'on pourrait constater une amélioration de la qualité de la langue chez les étudiants en l'espace de deux ans.

Les jeunes en arrachent en français

  • Entre 2000 et 2005, le taux d'échec des élèves de sixième année à l'examen de français du ministère de l'Éducation est passé de 10% à 17%.
  • À peine 48 % des élèves de cinquième secondaire ont réussi le volet orthographe de l'examen du Ministère.
  • La performance des élèves de quatrième année en lecture s'est détériorée, selon le Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS). Les Québécois sont passés du 6e au 23e rang mondial entre 2000 et 2005.
  • Seulement 47% des enfants au Québec lisent à l'extérieur de l'école par plaisir, selon le Centre international pour l'évaluation des apprentissages scolaires (CIEAS). C'est moins que toutes les autres provinces qui ont participé à l'étude, soit la Colombie-Britannique, l'Ontario et la Nouvelle-Écosse.

  • Jean-Philippe Pineault, Journal de Montréal, 9 janvier 2008.

    23 commentaires:

    Sarah Sabri a dit…

    Faire couler plusieurs élèves est un prix juste pour améliorer la qualité du français, chez les jeunes. La nouvelle grammaire ne nous aide surtout pas. Cela va seulement nous pénaliser dans le futur. Peut-être, plusieurs personnes seront capables d’écrire le français. Mais toute la beauté et le charme de cette langue complexe vont périr. Nos ancêtres se sont durement battus pour garder cette langue, et la modifier va faire de façon que les gens se soient battues pour rien. Pensez-y, peut être on passera dans nos examens de fin d’année, mais ce n’est pas tout le monde qui va être conforme à cette nouvelle grammaire. Disons, que l’université où nous voulons y aller ou bien nos futurs emplois, n’ont pas encore mit en application la facilité de la langue française, et si on écrit photo avec un « f » ou les chevales, on aura l’air vraiment bête. C’est une question d’enseignement, simplement. Si les écoles resserrent les règles, les élèves n’ont pas le choix de se forcer plus. Souvent dans les écoles, on a droit à notre dictionnaire, nous livres de grammaires, de synonymes, voir même bientôt des ordinateurs en classe, il ne devrait pas avoir autant de lacunes en français. Il faut qu’on aide les élèves à aimer cette langue, dès le début. Ainsi que, la rendre plus accessible, comme par exemple, en ajoutant des cours de rattrapage, des cours supplémentaires et des cours de mise à niveaux en français. Il n’y a plus de place à l’erreur mais à l’apprentissage. Les statistiques sont peut-être graves, mais il y a toujours une façon de changer cela. La langue c’est important, si on ne comprend pas la base, on ne peut rien comprendre. Dans toutes les matières, il y a la langue à comprendre. Finalement, c’est intéressant ce que M. Conard Ouellon mentionne; «Si on veut que les choses s'améliorent, il faut que les exigences à l'école soient resserrées. C'est sûr qu'il y en a qui vont frapper un mur, mais il va falloir vivre avec ça». Tout le monde rencontre des difficultés dans la vie, et la meilleur façon de monter se mur est de « bosser ». Prendre l’habitude dès un jeune âge ne nuira surtout pas! De plus, le ministère de l’éducation fait déjà un pas vers l’avant, lire un livre dans la journée pendant quinze minutes n’est pas du temps perdu.

    Emmanuelle Gemme a dit…

    Je ne suis pas certaine que faire couler les élèves soit la solution idéale pour améliorer leur francais. À mon avis le taux de décrochage scolaire est déjà assez élevé. En effet, environ 25 % des jeunes ne terminent pas leur secondaire . Ceci est très alarmant ! Je crois que le fait d'augmenter les critères d'évaluation en français, afin de faire couler plus de jeunes, augmentera le phénomène du décrochage.Nous avons déjà une note sur notre compétence en français dans TOUTES les matières. Il me semble que c'est assez! Arrêtons de vouloir nuire aux gens qui ont des difficultés avec la langue et aidons-les à la place. À mon avis, plusieurs autres solutions pourraient être apportées pour aider les étudiants à améliorer leur français. On pourrait par exemple augmenter le nombre d'heure de cours de français ou diminuer le nombre d'élèves dans ces cours. Je crois que ce qui est important c'est que les jeunes apprennent à aimer cette matière et cette langue. Ainsi, ils seront plus portés à vouloir l'apprendre et à l'utiliser correctement.
    Les enseignants doivent absolument donner des exercices stimulants et faire des activités accrochantes qui aideront leurs étudiants à apprécier ce cour.
    Je suis d'accord avec Sarah sur le fait que la nouvelle grammaire n'est pas une excellente solution. Par contre, contrairement à celle-ci je trouve normal que nous ayons la permissions d'utiliser notre dictionnaire , notre grammaire et notre bescherelle lors de nos examens. En effet, nous ne sommes pas des robos alors il se peut que parfois quelques règles nous échappent et que nous ayons besoins d'un livre pour nous aider. Après tout, dans la vie courante, nous auvons toujours accès ces référence .
    Comme le stipule le texte, Il est très inquiétant que seulement 47 % des jeunes lisent à l'extérieur de l'école. Par contre, nous ne pouvons pas forcer les gens à lire. Nous pouvons seulement les stimuler et voilà pourquoi je trouve que la période de lecture en classe est une très bonne initiative . Cela permet aux jeunes de découvrir que la lecture ce n'est peut-être pas SI ennuyant :)
    En conclusion, le français n'est pas ma matière favorite malgrés le fait que j'adore lire. J'ai de bons résultats, mais je dois travailler fort pour les obtenir. Alors, je pense que si les critères d'évaluation de ce cour monteraient à nouveau cela me découragerait un petit peu et ne m'aiderait pas à apprécier cette langue.

    Jennifer Cadieux a dit…

    La qualité du français chez les jeunes est loin de s’améliorer au Québec. En fait, elle s’est plutôt détériorée depuis les sept dernières années. Comment rétablir la situation?

    À mon avis, afin de remédier à la situation, il n'est pas nécessaire de faire redoubler les étudiants. Les élèves ne s'améliorent pas nécessairement en redoublant. La meilleure solution est d'améliorer leur entourage dès leur jeune âge. Il faut débuter dès que les élèves commencent à savoir lire et écrire afin de facilité l'intégration du français à leur quotidien. De cette façon, cela sera plus facile pour ceux-ci de réussir à soigner leur français dans toute les facettes de l'éducation, car les apprentissages sont faits sur une plus longue période de temps.

    Le gouvernement doit aussi favoriser l'excellence non seulement dans le cour de français, mais aussi dans les autres matières où nous utilisons le français. Toutes les matières devraient corriger les fautes d'orthographe, de syntaxe ou de tout ordre grammatical. Le français doit être bien employé en tout temps de cette façon les étudiants pourront améliorer plus facilement la qualité de la langue française.

    marie-ève Dorion a dit…

    Je suis tout à fait d’accord avec l’opinion d’Emmanuelle. Je ne crois pas que faire couler plus d’élèves est la solution au problème. De mon côté, je crois que le soutien de nos enseignants et la façon d’enseigner est très importante. Il ne s’agit pas simplement d’une langue parlé chaque jour afin de se faire comprendre, il y a tout une histoire derrière ça et c’est aussi une façon de communiquer par écrit. Le français est une langue riche, mais difficile avec toutes ses particularités grammaticales. Je crois qu’en insistant sur la lecture, il s’agit d’une belle façon d’élargir nos connaissances et notre vocabulaire. Par contre, ce n’est en diminuant les exigences que nous réussirons à préserver notre langue. Finalement, je crois qu’il faut maintenir nos standards, mais fournir aux élèves de meilleurs outils.

    Brian Jamaleddine a dit…

    Faire couler plusieurs élèves n'est pas une solution, car un de ces élèves pourrait être très bon dans une autre matière, mais en le faisant couler nous ne l'aiderons pas. Le français est une langue qui est à la fois belle et difficile. Je comprends pourquoi vous vous êtes battus pour cette langue et que plusieurs de vos ancêtres ont donné leur vie pour la préserver, mais n'est-ce pas le temps d'amener du changement? Le marché mondial est en anglais, donc un élève avec une moyenne de 100% en français n'arrivera pas très loin sur le marché mondial. Peut-être pourra-t-il se faire une vie au Québec, mais l'élève qui a 50% en français, mais une moyenne de 100% en mathématique ou une autre matière relié aux sciences et peut parler l'anglais avec aisance, se rendra dans mon opinion beaucoup plus loin que celui qui ne peut pas. C'est peut-être la raison pour laquelle nous avons des cours d'anglais au Québec. Bref, il ne faut pas presser les gens et faire en sorte que passer soit plus difficile, mais il faut plutôt essayer de faire en sorte que cela soit plus facile.

    David Vu a dit…

    Je ne suis pas d’accord avec le fait que le ministère d’Éducation est prêt à faire couler plus d'élèves pour améliorer la qualité du français chez les jeunes. Il y a des jeunes qui présentent déjà énormément de difficulté avec la langue française, et qui sont sur le bord de tout lâcher. Je suis en accord avec ce que Emmanuelle a dit, qu’en augmentant les demandes nécessaires dans les résultats en français accentueront le taux de décrochages chez les étudiants.

    A mon avis, la faible qualité du français est due à 2 raisons. Premièrement, ce n’est peut-être pas la langue première du jeune et il peut éprouver de la difficulté, puis deuxièmement je crois que dans certaines écoles, les professeurs n’offrent pas l’aide et le support supplémentaire pour faire avancer l’élève dans son niveau de français.

    Si tous les autres résultats dans les autres matières sont corrects, pourquoi le jeune doit-t-il perdre une année au complet juste à cause du français? Il pourrait avoir des cours d’été à la place, cela serait beaucoup mieux.

    Gingras, François a dit…

    Il est vrai que la qualité du français se détériore. Seulement, pouvons-nous vraiment blâmer les jeunes? Eux, qui ont accès à des messageries directes, à des sites de réseautage et, tout récemment, aux SMS, à des âges beaucoup trop jeune?

    Il est vrai que le français doit garder une place primordiale lors de l’enseignement, que ce soit au primaire ou au secondaire. Pour se faire, les restrictions doivent être resserrer, quitte à ce que plus d’élèves échouent. Ce n’est que les aider davantage, selon moi.

    Le CÉGEP est assez complexe comme il l’est déjà actuellement. Je préfère avoir acquis une bonne base en français avant d’y arriver. Ce qui nécessite un travail ardu aux niveaux pré-collégiaux. L’idée de noter la grammaire & l’orthographe lors de matières non-connexes au français, à l’exception de la langue d’utilisation et des cours d’anglais, bien entendu, est excellente. Sans une connaissance adéquate du français, il serait difficile, voire impossible, de réussir un degré, quelconque soit-il. Ce qui obligerait les élèves à plus se focaliser sur le français, non pas sans délaisser les autres matières, bien au contraire…

    Au sujet de la lecture personnelle, comment forcer une enfant à lire alors qu’il n’apprécie pas cette activité? J’ai moi-même tardé à lire pour le simple plaisir de le faire. Un jour ou l’autre, je crois, l’enfant sera attiré par ces séries de pages que l’on surnomme bouquins. Tout le monde est curieux et appréhensif à son rythme. L’être humain n’est pas forcer, mais tenter…

    Felix Shum a dit…

    Faire couler encore plus de jeunes … NON!

    C’est complètement absurde, on pourrait comparer la situation à un médecin qui décide de laisser mourir des patients atteints de maladies graves et de s’occuper de ceux qui ont un problème bénin.

    Si jamais, vous en rencontrez un de ce type, pendez-le! Un bon docteur a comme mandat de sauver « tout ce qui bouge » en utilisant tous les moyens qu’il possède. Même après un arrêt cardiaque, il doit tenter de réanimer la personne. Par contre, il est évident que le Ministère, lui, tente de tuer « tout ce qui bouge » sans même avoir essayé de le sortir du pétrin!

    C’est ce que je comprends par la phrase : « C'est sûr qu'il y en a qui vont frapper un mur, mais il va falloir vivre avec ça ».
    Le ministère a-t-il réellement le droit de sacrifier ainsi des gens? Je suis complètement outré sur le fait qu’il pense pouvoir mettre en péril la matière principale d’un élève et compromettre un bon cheminement scolaire. C’est malsain et presque malade de leur part! De plus, j’ai peur que leur «solution » (un mot très inapproprié pour un tel concept) devienne un échec total. Comme on peut le lire dans les autres commentaires, ceux qui seront délaissés par cette nouvelle réforme du système auront tendance à décrocher ou, selon moi, se tourner vers une autre langue plus simple comme l’anglais. Ce ne sera pas un choix difficile de faire la transition vu que nous baignons déjà dans un monde où l’anglais est très accessible que ce soit dans la musique, l’internet, les magazines, la télévision, les jeux vidéos, etc.

    Somme toute, je pense que le concept serait réalisable dans des circonstances géographiques différentes de celle du Québec présent car nous sommes entourés par un Canada anglais et les États-Unis, ce qui rend l’application du plan ministériel fantasmagorique.

    Sacha Rabow a dit…

    Comme vous le savez peut-être je suis bilingue. Cela me permet de faire des comparaisons entre l’anglais et le français. Ainsi, je suis à 100% d’accord avec le choix de se diriger vers la langue anglaise pour sa facilité. Pour en venir à mon point, je serais d’avis qu’avec de plus en plus d’élèves qui parlent plusieurs langues, ils peuvent constater la grosse différence en niveau de difficulté entre le français et n’importe quelle autre langue. Pour comparer avec les statistiques relevées par M. Pineault, de plus en plus que les années passent, le taux d’échecs dans la langue française augmente. Cela peut soit dire deux choses : soit que les élèves sont de plus en plus paresseux ou qu’il remarque de plus en plus le niveau de difficulté qu’offre cette langue, comparativement à la merveilleuse langue anglaise. Pour appuyer ce point, nous pourrions peut-être associer le changement d’écriture dans la langue française pour la faciliter, serais-ce une peur prévenant du ministre de l’éducation par rapport à la dégradation de cette langue dont plusieurs se sont battus pour garder présentes dans notre société quand nous aurions pu facilement accepté la langue plus simple et aussi jolie : l’anglais. Donc pour répondre à l’article, leur décision m’importe peu puisque je ne suis pas quelqu’un qui aime en général cette langue, mais je ne crois pas que se serait une bonne façon pour le ministre de préserver des gens (étudiants) qui veulent respecter cette langue. Les étudiants des cours de français qui vont être en échec préféreront sûrement pas choisir cette langue au cégep comparativement à un cégep anglais, un cours qu’il ont réussi à passer au secondaire. Pour conclure, cette idée ne serait aucunement avantageuse pour le ministre de l’éducation.

    Nicolas L’Homme a dit…

    Je suis tout à fait d’accord avec le président du comité sur la qualité du français, M. Conrad Ouellon, à propos du fait qu’il faut monter la barre un peu plus haute au niveau des exigences demandées en français. Effectivement, beaucoup d’élèves ne font que le strict minimum pour leur éducation, juste pour avoir des notes un peu supérieurs ou même égales à la moyenne exigée pour ainsi éviter l’échec. Même que certains se permettent d’être en-dessous de la limite permise. Alors, si le ministère de l’Éducation resserre un peu la vis et demande ne serai-ce que des résultats scolaires légèrement supérieurs, je suis convaincu que cela améliorerait la qualité du français au Québec. Les élèves qui sont proches de l’échec seront sûrement plus motivés et travailleront pour atteindre la nouvelle moyenne exigée tandis que les élèves qui sont dans l’échec travailleront plus eux aussi puisqu’ils essaieront sûrement de se rapprocher de la moyenne exigée pour réduire le plus possible l’écart entre leurs notes et la limite permise. Ils seront peut-être encore dans l’échec mais, je suis certain qu’il y aura une nette amélioration au niveau de la qualité du français. Par exemple, j’ai eu moi-même de la difficulté avec cette matière. Avant daller sport-étude en cinquième année au Collège Français primaire, mes notes en français étaient entre 60 et 70%. Mais, les exigences en français pour aller sport-étude étaient de 80%. Alors, j’ai buché très fort pour atteindre mon objectif et j’y suis arrivé. C’est la preuve que si on monte les exigences, on peut toujours s’améliorer. Il faut juste un objectif et travailler dur pour y arriver. La hausse de la moyenne exigée pourrait être en quelques sortes cet objectif. Si le ministère de l’Éducation veut un meilleur français au Québec, il devrait être plus sévère au niveau de la qualité du français même si cela implique faire couler plus d’élèves parce que je crois que la fin justifie les moyens!

    Ranya Berjaoui a dit…

    Je trouve que faire couler encore plus d’élèves est du non sens, cette langue est déjà assez compliqué et plusieurs élèves ont de la misère a comprendre ses innombrables règles et exceptions. Alors resserré les critères rendra ces étudiants encore plus décourager et ne leur donnera plus l’envie d’apprécier cette langue. Nous avons un cours de français, alors pourquoi en mettre dans les autres matières et empêcher ceux qui réussissent dans autre chose que le français d’avoir de bons résultats

    Et cette nouvelle orthographe? On va pouvoir écrire auto ‘‘oto’’ à nos examens de fin d’année pour la raison que ça se prononce da la même façon et de simplifier la langue et le ministère dit qu’il va augmenter ses critères et ses exigences, ça tient pas vraiment debout leur affaire.

    On nous forces tellement à comprendre et apprendre le français, mais il y a au moins 20% des élèves dans chaque école qui vont allez aux cégeps anglophones, en partie parce qu’ils en ont assez du français et que l’anglais et bien plus simple. Et oui bon si notre français est excellent c’est très bien, au Québec. Le reste du Canada et le reste du marché mondiale est principalement anglais comme la dit Brian. Alors quelqu'un qui a un super ultra bon français n’ira pas plus loin qu’un autre qui a un assez bon français et un assez bon anglais. C’est mon avis.

    Finalement je trouve qu’on devrait laisser le français et ses critères d’évaluation tel quel et de plutôt aider les jeunes à avoir de meilleurs aboutissements.

    Ariane Leclerc-Gileau a dit…

    Je suis d’accord en partie avec l’idée de faire couler plus d’élèves faibles en français. L’idée même de faire échouer automatiquement les gens qui ne maîtrise pas minimalement les bases du français peut paraître intéressante au premier abord. Cependant, cette solution ne tient pas la route quand on l’analyse plus en profondeur. Recaler systématiquement revient à condamner perpétuellement les plus faibles à l’échec et peut conduire au décrochage scolaire. Il me semblerait plus judicieux d’adopter parallèlement aux mesures d’échecs des mesures d’aides et de soutien directs aux élèves en difficulté. Ainsi, on ne les laisserait pas à eux-mêmes et on leur donnerait de l’espoir pour qu’ils corrigent leurs lacunes.

    Philippe Morasse a dit…

    Je suis complètement en désaccord avec Sacha Rabow pour la simple et bonne raison que si les jeunes ont de plus en plus d’échec en français ce n’est pas parce que cette langue est ‘trop’ difficile c’est plutôt parce que personne ne les y intéresse.

    À mon avis, je ne pense pas que changer du tout au tout notre système pour devenir une province anglophone, comme Sacha le propose, soit la meilleure des solutions. Il faudrait plutôt suivre le plan du groupe d’experts mandaté par la ministre Michelle Courchesne. Selon moi, resserrer la vis serais un bon moyen pour rehausser le niveau de langue au Québec et je suis d’avis que ce nivelage par le haut rendrait un fier service à ceux qui ont des lacunes en français puisque ça leur permettrait de perfectionner leur manière d’écrire et de parler soit en français ou soit en une autre langue plus simples s’ils jugent que cela représente un défi trop imposant. L’important c’est que les jeunes s’exprimer mieux et ce plan d’action est un bon moyen pour atteindre cet objectif en français

    Il vaut mieux bien parler et écrire le français que de le démolir à chaque fois qu’on ouvre la bouche ou qu’on se sert d’un crayon. C’est pourquoi, contrairement à Félix Shum, je ne pense pas que l’expression : « C'est sûr qu'il y en a qui vont frapper un mur, mais il va falloir vivre avec ça » signifie que l’on abandonne les déficitaires. Je suis plutôt d’avis que M. Ouellon considère que ceux qui jusqu'à maintenant passaient de justesse vont devoir redoubler d‘effort s’ils veulent rester dans la course.

    Catherine McDuff-Viua a dit…

    Faire couler les élèves qui n’atteignent pas les exigences en ce qui concerne la langue française est légitime si l’on veut que les jeunes améliorent leur français. Bien sûr cela pourrait être difficile mentalement pour ces élèves, mais c’est en corrigeant nos erreurs qu’on apprend et non en les laissant de coter, en passant qu’elles vont s’arranger d’elles même. Puisque si on leur permet de passer au second niveau, d’énormes lacunes ne feront que s’ajouter les unes par-dessus les autres avec les années sans jamais vraiment s’arranger. Cependant, on devrait affirmer que le français est une langue compliquée à apprendre avec ses nombreuses règles de grammaire et exception. Mais cela ne fait que nous démonter davantage qu’il serait préférable de faire échouer les élèves ayant de trop grandes difficultés en français. Ainsi, on s’assure d’une langue en santé qui restera utilisée de bonne manière.

    Catherine Rondeau a dit…

    Je suis d’accord avec le fait qu’il faut trouver des initiatives pour améliorer le français chez les jeunes mais avant de chercher des solutions et de dire qu’inévitablement nous ferrons couler plus d’élèves, il faudrait savoir d’où vient le problème. Qu’est-ce qui fait, au juste, que les jeunes ont plus de difficulté en français de nos jours?

    La source du problème selon M. Ouellon, ce sont les professeurs, en commençant par les jeunes professeurs. En effet, dans le cadre d’une entrevue qu’il a accordé au Journal Le Soleil, il mentionne : « La formation des maîtres est à requestionner ». Il dit aussi que les examens de français et les cours que doivent suivre les étudiants en enseignement sont loin d’être suffisants pour combler les lacunes. C’est surement le cas, comme le démontrent tous ces exemples de finissants en enseignement du français qui ne savent pas distinguer les fautes d’accord de verbes ou encore, qui ne savent même pas que « demeurer » est un verbe attributif, comme nous rapportaient les médias ces dernières années.

    M.Ouellon a aussi dit : « Tu devrais entrer en enseignement comme tu entres en médecine, mais ce n'est pas le cas ». Mais qui donc a imposé un système de formation des maîtres comportant des lacunes et faisant peu de place à la maîtrise des contenus disciplinaires à enseigner ? Le petit groupe dont il fait lui-même partie. Il a aussi contribué avec son groupe à implanter une politique d’adaptation
    scolaire qui a conduit à intégrer les élèves qui éprouvent des difficultés d’apprentissage dans les classes ordinaires sans recevoir les services auxquels ils ont droit. Alors à qui la faute maintenant ?

    Je crois que la solution est d’améliorer le système quant à la formation des enseignants et de revoir les politiques implantées pour que la situation du français s’améliore au Québec, car si les futurs professeurs ne sont pas formés adéquatement, comment voulez-vous que les élèves apprennent correctement le français et réussissent ? Ainsi, faire couler plus d’élèves me paraît insensé comme solution.

    Guillaume David a dit…

    Il est vrai que la qualité du français chez les jeunes est définitivement en chute libre et qu'il est maintenant urgent d'agir, mais n'y a-t-il pas une meilleure solution que de faire couler plus d'élèves? Il est de mon avis que oui. Non seulement je crois qu'il existe de nombreuses autres solutions, mais je pense également que celle de faire doubler plus de jeunes est la dernière que j'envisagerais. Autrement dit, cela n'amènera en aucun cas l'élève à s'améliorer. Par contre, je crois qu'il est important que l'élève soit conscient de son niveau en français, ainsi il sera à quoi s’attendre comme résultat à la fin de l’année scolaire. S'il le faut, être plus sévère tout au long de l'année scolaire, imposer des cours de soirs supplémentaires aux élèves en difficulté et noter la qualité du français dans toutes les autres matières serait de bonnes méthodes pour amener les étudiants à un niveau supérieur. Tout est une question d'effort et c’est pourquoi je crois qu’en notant la qualité du français pour chaque cour, l’élève se sentirai obligé de mettre de l’effort et ses progrès se ferait remarqué davantage contrairement à si on le ferait doubler. Ainsi, il serait mieux préparer à la fin de l'année et le taux d'échec pourrait être grandement réduit. En conclusion, il vaut mieux aider l’élève à monter les marches que de lui demander de les redescendre.

    Laurence Emile a dit…

    À la lecture de l’article, je constate le taux alarmant d’échecs des élèves de niveaux primaire et secondaire à leurs examens de fin d’année. Cependant, je ne suis pas d’avis que la solution se résume à faire échouer un plus grand nombre d’élèves. Le comité sur la qualité de la langue créé à l’automne 2006 recommande des mesures sévères afin d’améliorer la qualité de la langue française chez les élèves. Lorsqu’on constate la détérioration du français écrit, on ne peut qu’appuyer ces recommandations. En effet, il est nécessaire d’instaurer des mesures correctives dès le primaire afin de mieux supporter les élèves dans l’apprentissage de la langue française. Je pense que la réforme des programmes de formations tant au primaire qu’au secondaire est une des causes de ce fléau. Au moment de l’application de cette réforme au niveau primaire, les enseignants ont du diminuer leurs attentes afin de répondre aux besoins de leur nouvelle clientèle. En effet, le redoublement n’étant plus prescrit, l’intégration obligatoire des élèves ayant des difficultés d’apprentissage et de comportement ont fait en sorte que les enseignants devaient niveler vers le bas. Donc, s’il demeure essentiel d’améliorer le niveau de qualité de la langue française au Québec, il faut également prioriser les mesures d’appui offertes aux élèves afin d’y faire face. Il ne s’agit pas de faire échouer les élèves, mais plutôt de mettre en place des moyens efficaces afin de combler leurs lacunes acquises au cours de leur parcours scolaire.

    Nadia Nouasria a dit…

    Je suis en désacord avec les propos de Brian Jamaleddine. Ce n'est pas parce que la langue française n'est pas l'une des plus répandues dans le monde que nous devons la négliger pour favoriser l'anglais. Nous sommes au Québec, seul territoire nord-américain où le français est (encore) parlé et écrit: raison de plus de resserrer les exigences du ministère de l'éducation lors des évaluations en français ! Les élèves ne se donnent plus la peine d'écrire et de parler correctement, car ils savent très bien que, malgré leurs innombrables erreurs d'orthographe ou de syntaxe, leurs "journer" au lieu d'un simple et beau "journée" ou leurs anglicismes quasi-abusifs, leur note dépassera (ou atteindra) les 60 %. Passer de justesse, c'est bien beau sauf que...

    1) Nos notes en sont affectées très facilement (surtout lorsqu'il s'agit d'un examen crucial)

    2) Quand il est temps de faire une admission dans un cégep ou une université quelconque, les chances de se faire accepter sont réduites considérablement (c'est rabaissant d'avoir l'air de ne pas être capable de s'exprimer dans sa propre langue maternelle)

    3) Ce n'est pas très appréciable (pour les anglophones, "winner") dans un curriculum-vitae.

    Bref, malgré le fait que plusieurs affirment que les examens sont trop difficiles et que ceux-ci ne doivent absolument pas le devenir davantage, il est primordial que le gouvernement agisse pour remédier aux lacunes acquises par de nombreux jeunes Québécois.Un bon français écrit nous ouvre toutes les portes.....du moins celles du Québec.

    felix a dit…

    Si le ministère de l'Éducation veut réellement améliorer la qualité du français chez les jeunes, il n'aura pas le choix de resserrer les exigences en français.

    Le resserrement des exigences en français devrait se faire de manière progressive. Je ne serais pas en accord avec un changement de direction trop brusque et sans planification. On ne peut demander aux élèves du secondaire qui sont les victimes de la réforme depuis leur plus tendre enfance et avec qui le ministère a joué les apprentis sorciers en appliquant des méthodes d'enseignement non éprouvées de combler un retard accumulé de plusieurs années. Il serait injuste d'exiger de ces élèves qu'ils réduisent leurs fautes d'orthographe de moitié lors d'une rédaction.

    Je suis d'avis que le ministère doit revoir la réforme et effectuer un changement de cap radical pour les nouveaux élèves qui débutent l'école. Le ministère doit aussi changer les méthodes d'enseignement des élèves plus âgés qui ont connu la réforme tout en tenant compte du cheminement qu'il leur a fait subir.

    On dit que les notes des élèves en français vont qu'en empirant. J'espère que le ministère ne se défilera pas devant ses responsabilités et ne tentera pas d'imputer toute la faute aux élèves et aux enseignants. C'est le ministère qui est à l'origine de ce désastre en voulant réformer l'éducation afin de dissimuler toute notion d'échec et d'évaluation objective.

    L'école c'est comme le sport de compétition. On ne peut cacher certaines réalités. On ne pourra jamais éliminer la notion d'échec et de réussite. La responsabilité du ministère c'est de donner les outils nécessaires à la réussite. Ce n'est pas de dissimuler les échecs.

    Alona Bugaenko a dit…

    Je suis complètement en désaccord avec le fait de faire couler les jeunes pour améliorer la qualité du français. Je trouve que cela ne fait pas de sens, car les enfants souffrant de dyslexie ou autres troubles qui causent difficulté a leur apprentissage ont encore plus de misère a passer leur secondaire. Au contraire, le Ministère devrait mettre un système qui aiderait plus ceux qui ont de la difficulté. D’autre part, l’article nous informe que la majorité des élèves ne lisent pas a l’extérieur du cadre scolaire. Cela s’explique par le manque de temps et la grande quantité de lecture que l’établissement scolaire impose déjà a l’élève. Les bouquins ne sont pas choisis par les élèves et ceux-ci veulent réussir leur examen, donc ils se concentrent sur ceux-ci. Certains ne les apprécient pas, donc ils perdent intérêt a la lecture. Bref, il faut mettre en place un meilleur système d’aide pour ceux dont le français pose problème et non pas faire couler des étudiants qui pour certains ne sont pas assez encadrés.

    Émile Desjardins a dit…

    Je ne crois pas que de faire couler plus d'élèves est la solution pour aider les jeunes en français car cela pourrait les faire décrocher plus facilement car un jeune qui a déjà de la difficulté en français et dans presque tout les matière mais passe de justesse et qui, du jours au lendemain, coule, et bien il aura tendance a vouloir décrocher car il sait bien qu'il coulera toujours. D'un autre coté, l'étudiant qui est excellent dans les autres matières mais a de la difficulté en français car se n'est peut-être pas sa langue maternel mais qui continue a aller dans une école francophone car il croit que c'est important, et bien c'est quoi il vas devoir refaire tout sont année a cause du fameux français? C'est tout un encouragement ça! Je crois que la solution serait de mieux encadrer les étudiants et d'avoir des cours de français qui les motiveraient tout les élèves.

    Amr Mourad a dit…

    à mon avis,la solution au taux d'échecs qui ne cessent de s'élever, notamment depuis l'an 2000, ne sera point de rendre le cours de français plus compliquer et en conséquences faire couler plus d'élevés, donc ajouter au taux de relâchement scolaire, mais plutôt de concentrer l'éducation sur le français et encourager les jeunes a lire plus souvent et a écrire dans un bon français le plus souvent possible. Il faut donc les guider et les amener a être capable de bien s'exprimer oralement et a l'écrit et ne pas laisser une nouvelles ère de simplicité prendre place, déjà que l'année prochaine,la nouvelle orthographe sortira, ou la langue française sera simplifier. Cependant, même s'il est vrai que le français est a améliorer, il ne faut pas déranger le reste de ses matières scolaires. Par exemple si un élevé a de la difficulté en français, mais a d'excellent talent en science ou en math, l'idée des compétences transversales qui l'oblige de mélanger le français avec les autres matières pénaliserait cet élève et aura un effet majeur sur son futur. Bref, je trouve que le ministère de l'éducation devrait plus réfléchir avant d'agir, pour ne pas pénaliser les jeunes qui sont dans cette période de "test".

    Phil Talbot a dit…

    Je suis complètement en accord avec les recommandations faites par le groupe d'experts mandaté par la ministre. Résumées à «faire couler les jeunes», elles peuvent paraître drastiques, mais elles sont selon moi un mal nécessaire pour corriger le tir avec la langue française au Québec. Un élève sur deux qui ne passe pas le volet orthographe de l'examen du ministère, ça démontre très bien à quel point la situation est pénible et ce n'est pas selon moi en permettant qu'on écrive foto, se souler ou bruler, ni en faisant passer le plus de monde possible car le redoublement scolaire coûte très cher à l'État (des centaines de millions de dollars annuellement) que la situation s'améliorera. Lorsqu’on éprouve des difficultés dans une matière, on veut tous s’améliorer et au moins obtenir la note de passage, mais la situation présente en français fait que cette note de passage n'est pas suffisante pour quiconque désire ne pas perdre de crédibilité en milieu professionnel ou tout simplement se servir comme il se doit de cette langue qui fait notre fierté au Québec. Resserrer les exigences forcerait inévitablement à s’améliorer car on ne se contente pas d’un échec à 50 % comme d’un passage à 60. Et si cela implique de voire couler plus d’élèves, ce sera triste mais au moins reflètera à quel point cette langue mérite d’être correctement utilisée. De toute façon, la réforme étant ce qu’elle est, on amènera toujours l’élève à progresser et même s’il a d’abord fallu surmonter des échecs, on prendra en compte ses efforts et sa progression. Au lieu de se contenter de la note de passage et d’écrire mal, un élève pourra progresser à partir d’un échec en début d’année pour atteindre les exigences désormais plus élevées mais qui lui permettront une utilisation plus décente du français. L’école secondaire demeure une école : son rôle est de former des étudiants et pas seulement d’accueillir à tout prix des adolescents pendant un moment de leur vie.

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